Pratiques mortuaires
Description
Chaque confession a ses pratiques mortuaires, qui évoluent avec les époques. L’avènement du christianisme dans le canton a favorisé la pratique de l’inhumation. Cependant, dès la fin du XIXe s., pour des raisons d’hygiène et pour gagner de la place dans les cimetières, la crémation fait son retour. Le crématoire de Lausanne date de 1909, celui de Vevey de 1938.
Traditionnellement, les pratiques mortuaires vaudoises comportent plusieurs étapes :
- l’installation du mort
- la mise en deuil de la maison
- l’annonce à la communauté
- la veillée
- la sonnerie du deuil
- la cérémonie religieuse à l’église
- la procession au cimetière
- le rendu des honneurs
- la collation, qui signifie la reprise de la vie.
Aujourd’hui, les campagnards restent plus attachés à ce modèle que les citadins.
Dans la 2e moitié du XXe s., la mort est progressivement écartée de la vie sociale. La collectivité s’éloigne des rituels funéraires traditionnels. Le besoin d’accompagnement demeure : les soignants et les employés funéraires remplacent les religieux. Le rôle de l’entourage s’est modifié. Alors qu’autrefois il s’occupait du corps et le pasteur du service funèbre, aujourd’hui il se charge d’organiser la cérémonie et les employés funéraires de traiter le corps.
Les endeuillés inventent de nouveaux rites, mais l’affection témoignée au défunt demeure.
Dans le canton
Ensemble du canton
Remarques
Parmi les particularités des traditions funéraires vaudoises, relevons celle de l’annonce de la mort à la communauté.
Les annonces mortuaires sont les pages les plus lues du journal. En outre, l’annonce de la mort au pilier public est une spécificité vaudoise. Certaines communes ont même un emplacement peint en noir réservé aux faire-part de décès.

