Mi-été

Description

La Mi-été est l’une des fêtes alpestres les plus réputées du canton de Vaud. Elle a lieu l’un des deux premiers dimanche d’août (d’où son nom).

Historiquement, c’était le moment où les propriétaires de bétail et leur famille montaient à l’alpage pour contrôler le rendement laitier des vaches et répartir au mieux beurre et fromage après la désalpe. On en profitait pour amener pain frais, sel, sucre ou café aux vachers. "Ce qui n’était au début qu’une simple rencontre à caractère commercial devint vite prétexte à une belle fête" comprenant culte, repas, musique champêtre et danses (picoulet, Montferrine).

Au XIXe s., la Mi-été était très prisée des touristes. Mais c’est le poète Juste Olivier qui lui a donné ses lettres de noblesse en lui dédiant 2 poèmes : La Mi-été de Taveyannaz (1869) et Adieux à Taveyannaz (1873).

Aujourd’hui, la tradition se perpétue dans les Alpes vaudoises et s’est renouée à Saint-Cergue depuis 1995.

Dans le canton de Vaud

Alpes vaudoises: Taveyanne, Lac Lioson, Isenau, Solalex...

Vallée de Joux:Saint-Cergue...

Citation

"Le troisième dimanche du moi d'août, on fait annuellement aux chalets d'Aï une abondante distribution de crème à tous les pauvres, qui s'y portent en foule. Un grand nombre de curieux des deux sexes accourent aussi pour être spectateurs de ce repas alpestre. Il n'est permis à personne d'emporter sa portion; tandis qu'au Châtelet (Gsteig, C. de Berne), où se fait une pareille distribution à peu près à la même époque, chaque convive est libre d'emporter la crème qu'on lui  donne ou de la manger sur place. Ces usages, que leur antiquité consacre et rend respectables chez nos montagnards invariablement attachés aux anciennes moeurs de leurs ancêtres, honorent la bienfaisance des possesseurs de ces chalets. Ils pensent avec raison que l'indigent, qui voit tant de troupeaux sans posséder une seule bête, doit avoir au moins une fois chaque année le plaisir de se régaler de leur produit, et qu'il faut le faire asseoir à la grande table que la Providence dresse sur ces hauts lieux, toute chargée des richesses de la vie pastorale."

Doyen Bridel, "Lettre IV", in Le Conservateur suisse ou recueil complet des Etrennes helvétiennes, Lausanne, Louis Knab, 1814, tome 6, p. 235-236