Verrée
Description
En Europe, l’apéritif trouve son origine au Moyen Age, où les élites consommaient des breuvages à base de plantes avant les repas afin de prévenir des troubles digestifs. La boisson avait alors une fonction plus thérapeutique que gastronomique.
C’est seulement au début du XXe s. que l’alcool s’invite à l’apéro.
Dans le Pays de Vaud, la "verrée" a une importante dimension sociale. Les gens se rencontrent dans les bistrots, pintes, cafés, caveaux de quartier ou de commune.
En privé, les vignerons de La Côte ou de Lavaux font goûter leur vin dans leur carnotzet.
Longtemps réservés à la gent masculine, les verrées et apéros sont l’occasion d’un échange privilégié de la population d’un village ou d’une ville. On y parle politique, on y conclut parfois des affaires.
On boit traditionnellement du vin blanc sec (chasselas) lors des verrées vaudoises, dans de petits verres de 0.6 dl, parfois en faisant tourner un seul verre entre les convives. La boisson s’agrémente volontiers de spécialités culinaires comme les "flûtes" ou les "bricelets salés".
Dans le canton de Vaud
Ensemble du canton
Remarques
Aujourd’hui, les pintes et bistrots typiquement vaudois du canton, de même que leurs usages, ont tendance à disparaître.
Des établissements historiques, comme La Pinte Besson à Lausanne (1780), sont classés au patrimoine cantonal en ce qui concerne le bâtiment. La préservation des habitudes sociales sont, quant à elles, l’affaire des usagers.

