Gremailles

Description

Dans le Dictionnaire du patois vaudois (DUBOUX, 2006), "gremailler" signifie "écaler les noix, séparer l’amande de la coque".
Cette activité, qui est évidemment liée aux régions où poussent des noyers, s’est longtemps faite en groupe, lors de soirées où l’on se racontait des histoires (A. Cérésole a relevé un conte vaudois qui se racontait en cassant des noix).
Mais l’habitude s’est perdue dans le courant du XXe s., et l’activité sociale régulière est devenue privée et à bien plaire.

C’est en 1997 que Josiane Panchaud a eu l’idée de renouer avec les gremailles à Ollon.
Pensées dans un but pratique (elle a un noyer qui fournit régulièrement entre 15 et 20 kilos de noix) et social de rencontre villageoise et intergénérationnelle, ces gremailles rassemblent les volontaires un après-midi de mars.
Les noix écalées iront ensuite au pressoir de Bex pour devenir une huile qui sera majoritairement vendue au profit de l’Entraide familiale d’Ollon.
2011 a vu sa 15e édition.

Dans le canton de Vaud

Ollon

Témoignages

Emma Gerber et Esther Buffat, deux participantes âgées, confirment (citées d’après : 24 Heures, 7 mars 2000) :

Emma Gerber :
"Quand j’étais jeune fille, la cassée se faisait en soirée. C’était l’occasion de rigoler. Le travail finissait dans une joyeuse fête où l’on se lançait les coquilles des noix!"
Esther Buffat :
"En général, cela se faisait juste après les boucheries, c’était l’occasion de goûter aux saucisses !"
Josiane Panchaud :
"Quand j’ai proposé pour la première fois d’organiser des gremailles, je pensais que cette tradition avait totalement disparu. Je me suis rendu compte, au fil des discussions que certaines de ces dames la pratiquaient encore".

Remarque

Vieille tradition revitalisée