Métiers du bois

Description

Dans le "pays de forêts", qu’est étymologiquement le Pays de Vaud, le  
Vaudois utilise le bois de multiples façons. Pour transformer les  
récoltes, il construit des moulins, des huileries. Il utilise un  
panier en rotin pour transporter ses marchandises, une cuillère en  
bois pour servir la crème, un tonneau pour contenir le liquide.

Dès le XVIIIe siècle, les Vaudois craignent de manquer de cette précieuse denrée et des réglementations sur sa consommation surviendront au XIXe siècle.

Le traitement du bois requiert des connaissances pour sa sélection et sa transformation. Les charrons mettent au point des outils spécifiques aux besognes locales, comme la curette pour prélever les sangles à vacherin.

Autrefois, ces petits métiers étaient des activités accessoires des paysans. Selon l’évolution des besoins, certains deviendront professions à part entière, comme la fabrication des boîtes à vacherin au début du XIXe siècle à la vallée  
de Joux.

Aujourd’hui, certains savoir-faire tombent en désuétude et  
l’artisanat devient art.

Pour quelques métiers (tavillonneur, vannier, sanglier) une formation reconnue n’a jamais existé. Pour d’autres (boisselier, tourneur, sculpteur, tonnelier, graveur) la structure existe, mais aucune place d’apprentissage n’était disponible dans le canton en 2010. Certaines pratiques disparaissent face à l’évolution des modes de vie et à l’importation de produits étrangers. D’autres (charpentier menuisier, ébéniste, scieur) continuent de s’adapter aux normes contemporaines.

Dans le canton de Vaud

Régions rurales

Remarque

Les métiers du bois connaissent des disparités importantes selon leur importance dans l’économie actuelle. Alors que la réalisation d’une charpente est toujours conseillée lors de nouvelles constructions, le panier vaudois est aujourd’hui remplacé par des contenants en plastique notamment.