Canots en bois

Description

La construction navale lémanique se partage entre 2 traditions : une tradition locale et une tradition d’origine maritime.

La tradition locale a longtemps été la nau (ou sa petite version : la liquette), embarcation à fond plat assez grande et lourde, dérivant vite, nécessitant 4 rameurs, facile à construire et facile à tirer sur une grève sans aménagement portuaire. La nau a perduré jusqu’à la fin du XIXe s.

A ce moment arrive en effet le canot en forme, influencé par la construction navale maritime et prisé pour la plaisance. Ses grands avantages sont la légèreté, la stabilité et une très bonne tenue à la voile. En France d’abord puis en Suisse, il remplacera rapidement la nau.

En 1980, à l’occasion du Centenaire de la Société Nautique Rolloise, J.-Ph. Mayerat et d’autres passionnés organisent La Fête des Canots.  
Leur but : revaloriser les canots traditionnels en bois et retrouver l’atmosphère des régates de la fin du XIXe s.

En 2011, la Fête des Canots a connu sa 32e édition.

Dans le canton de Vaud

Rives du Léman

Remarques

Aujourd’hui, les chantiers navals lémaniques qui continuent à construire des canots en bois sont très peu nombreux : moins d’une dizaine, mais plusieurs sur terre vaudoise (mentionnons spécialement : Kolly à Tannay, Sartorio à Mies, Mayerat à Rolle). La plupart des chantiers se contentent d’entretenir et de restaurer les vieux bateaux.

La demande commerciale et la facilité d’entretien induisent en effet le remplacement progressif des bateaux en bois par les embarcations en fibres synthétiques. L’intérêt pour les fibres et des conceptions innovantes stimule aussi une production navale de plus en plus technologique (Chantier naval Décision à Ecublens).