Fonctionnement du bâtiment du Grand Conseil

La salle parlementaire

Les 150 députés doivent se voir, ce qui suggère une salle avec gradins en hémicycle ou en fer à cheval; chaque député doit pouvoir prendre la parole depuis la tribune ou depuis sa place.

Les pas perdus

C’est avec la cafétéria et la salle proprement dite le 3e pôle du parlement, celui où un député rencontre fortuitement un conseiller, celui où se tiennent les apartés entre gens du même bord ou de bords opposés, celui où un journaliste interpelle un responsable politique, celui où un citoyen salue son élu(e), …

La cafétéria des députés et le restaurant

Etant une partie privative pour le Grand Conseil, la cafétéria ne doit pas forcément reprendre la place de l’ancienne. Elle occupait alors la cave voûtée de « l’ancienne monnaie » au niveau 1.
Le restaurant, quant à lui, doit être un espace ouvert, très public, et servant de la petite restauration. Un accès extérieur pour le restaurant et une terrasse sont souhaités.

Les services du parlement

L’autonomie des services du parlement et de ses organes nécessite d’avoir un certain nombre de bureaux et des salles de réunion. Ces services sont déjà installés dans le bâtiment 6, place du Château, et y resteront en principe.
Le système de circulation devra permettre une liaison aisée entre le nouveau parlement et les services généraux.
De même, il est souhaitable que le principe de circulation permette une future éventuelle extension des services du parlement vers le bâtiment 11, Cité-Devant.

Salles de travail

Deux salles de 24 places modulables, ainsi que deux petites salles doivent être prévues. Il n’y a pas de salle spécialement attribuée au bureau du Grand Conseil, au Conseil d’Etat ou à la presse.

Sécurité et transparence

Les images d’archives que l’on a des débuts du Grand Conseil en 1803, sont des gravures d’ambiance qui suggèrent des conditions de sécurité très différentes de ce qu’on peut attendre aujourd’hui.
A l’époque, la salle était bondée, vraisemblablement enfumée, sans doute bruyante, bref un tumulte qui ne correspond plus du tout à un parlement moderne.
Si le terrorisme a existé avant le XXe siècle, l’attentat au parlement zougois du 27 septembre 2001 a créé dans notre pays un déclic dans la prise de conscience du problème sécuritaire.
Pour le parlement, il y a donc lieu de trouver une réponse juste, qui pourra être d’ordre technique, mais compatible avec les idéaux démocratiques d’ouverture et de transparence face à la société.

Tout en tenant compte des contraintes historiques, le nouveau parlement devra être un bâtiment symboliquement ouvert, voire transparent. La vie de la salle elle-même, des pas perdus et de leurs abords, doit être perceptible de l’extérieur.

Accès

Dans l’ensemble du programme, les barrières architecturales doivent être supprimées.
Le bâtiment Perregaux était difficile d’accès : accès secondaire caché au sud-ouest, accès principal non direct depuis la place du Château nécessitant le passage pour la double rampe d’escaliers et l’esplanade.
L’accessibilité du nouveau parlement doit être sensiblement améliorée tout en maintenant l’entrée principale nord depuis l’esplanade.
Une entrée secondaire doit être prévue depuis le sud ou alors à travers le corps nord du bâtiment 11, rue Cité-Devant.

Locaux techniques

Les locaux techniques CVSE sont à prévoir en fonction du projet proposé, notamment en ce qui concerne la ventilation. Le bâtiment sera raccordé au réseau du chauffage urbain.