La Première Guerre mondiale et la période d’entre-deux-guerres 1914-1938

Helvétie II
Helvétie II
Rhône III
Rhône III
Simplon III
Simplon III

Août 1914

la "Belle Époque" s’évanouit subitement, soufflée, comme un rêve. Le conflit mondial va malmener durement la CGN : plusieurs bateaux devront être immobilisés. Il faudra même démolir, sous le signe de la récupération des métaux, les anciennes gloires du lac : Helvétie, Aigle III, Winkelried II ainsi que les petites unités Guillaume Tell IV, Simplon II et Dauphin.

Une fois les hostilités terminées, la Compagnie veut croire à un retour des affaires et enregistre un regain de fréquentation.
Après la mise à flot du très grand Simplon III puis la perte accidentelle par le feu du Bonivard, la CGN et Sulzer lancent encore deux bateaux équipés des derniers développements techniques, Helvétie II (1926) et Rhône III (1928). Ces trois dernières livraisons représentent les ultimes bateaux à vapeur construits en Suisse.

Entre 1925 et 1929

quatre assez bons exercices sont enregistrés mais l’adaptation de l’entreprise aux nouvelles conditions économiques est laborieuse. Il est impossible d’élever le tarif en proportion du renchérissement des prestations kilométriques et la flotte ne compte que de grandes unités, toutes dispendieuses en équipages, en frais de route et d’entretien.

Dès 1930

la situation financière est compromise.
Afin de diminuer les frais de marche, le nouveau directeur de la CGN, M. Edouard Meystre, pense alors à substituer à la machine à vapeur un moteur Diesel, dont la puissance motrice serait transmise aux roues par voie électrique.
Ainsi, le Genève est transformé avec succès en première mondiale au chantier d’Ouchy d’octobre 1933 à août 1934.