Le vapeur Rhône III
La première phase des travaux de remise en valeur du vapeur Rhône III
En 2011, le vapeur Rhône III (datant de 1927) navigue à l’issue d’importants travaux menés sous la responsabilité de la Direction technique CGN.
Il s’agit notamment de l’installation de capots transparents visant à permettre aux personnes embarquées de pouvoir admirer le ballet mécanique de sa machine à vapeur à graissage sous pression, jusqu’alors dissimulée sous des tôles de protection.
La grande partie des travaux est financée par l’association des Amis des Bateaux à Vapeur du Léman (ABVL) qui a déjà contribué largement à la remise en valeur de plusieurs bateaux-salons et affirme ainsi son attachement à voir préservée cette machinerie unique. La CGN, en acceptant de mettre à disposition toutes les ressources utiles, affirme aussi sa volonté de conserver le prototype de machine à vapeur du plus récent des bateaux de sa flotte historique et l’engage en service horaire journalier durant le grand horaire d’été avec Ouchy comme port d’attache (à destination de Morges, Rolle, Yvoire, Nyon, Genève et retour).
Rhône III, le vapeur le plus utilisé de la flotte
Tout au long des années 1980 et 1990, Rhône III était le vapeur le plus utilisé de tous les lacs suisses accomplissant plus de 26'000 kilomètres par an dans le cadre de son service baptisé « Rhône-Express ».
A ce jour, cette construction Sulzer Frères dessinée par Gunnar Hammershaimb (pour remplacer un ancien bateau du nom de Bonivard perdu suite à un incendie survenu en 1925) totalise 1'323'891 kilomètres pour 77 saisons et 8'091 jours de navigation.
Selon une nouvelle disposition favorable à plus d’espace en 2e classe (établie à bord des deux bâtiments précédents : Simplon III et Helvétie II), la machine est située devant l’axe des roues et tourne donc "à l’envers ". A noter que les deux ultimes machines à vapeur fournies sur le Léman en 1926 et 1927 ont été pourvues des derniers perfectionnements du moment et sont le fait de l’ingénieur Emil Scheitlin.
La remise en service de juin 2011
De leur côté, les mandataires soussignés de l’Association Patrimoine du Léman ont profité de l’arrêt du bâtiment pour procéder à diverses améliorations que les amateurs n'ont pas manqué de remarquer lors de sa remise en service en juin 2011, à savoir :
- révision du plan de service au salon-restaurant de 1re classe pour retrouver une disposition conforme à celle d’origine
- restitution à l’identique des canapés courbes et tables ovales du petit salon
- réhabilitation complète du mobilier original en cerisier recouvert de velours gaufré et galonné
- installation d’un tapis de sol de grande tradition tissé spécialement afin de correspondre aux motifs originaux
- installation de stores pare-soleil visant à protéger les éléments réhabilités du décor
- substitution de la signalétique disparate par un jeu de plaques émaillées selon aspect original.
D’ores et déjà, il est envisagé dans quelques années une seconde phase de remise en valeur du benjamin de la flotte des huit bateaux-salons de la CGN.
Didier Zuchuat, expert indépendant
Nicolas Dupasquier, architecte HES
Sylvain Prévost, ensemblier-décorateur




