Eléments de conservation

Helvétie II, tambour de roue
Helvétie II, tambour de roue
Vevey, écusson de poupe
Vevey, écusson de poupe
Italie II, pont supérieur
Italie II, pont supérieur
Savoie, cheminée et manches à air
Savoie, cheminée et manches à air
Helvétie II, nez de marche
Helvétie II, nez de marche
La Suisse II, proue
La Suisse II, proue
Simplon III, machine
Simplon III, machine
Montreux, escaliers intérieurs
Montreux, escaliers intérieurs
Montreux, marqueterie
Montreux, marqueterie

Les coques rivetées des bateaux

sont évidemment toutes d'origine, même si certaines ont vécu des réparations ponctuelles plus importantes.

Les safrans de gouvernail

ont été parfois modifiés dans leur forme.

Les roues à aubes

sont toutes présentes dans leur état d'origine.

Les machines à vapeur

Sur les huit unités, cinq possèdent encore une machine à vapeur. L'important travail de restauration et de révision entrepris sur plusieurs bateaux depuis le début du présent siècle a permis notamment au "Montreux" de retrouver une machine à vapeur. A noter que toutes les chauffes au charbon ont été modifiées pour permettre l'usage d'huile lourde, puis légère à la fin des années 1990.

Les ancres (7 sur 8) et les cloches (7 sur 8)

sont presque toute d'origine. Les plaques de signalisation émaillées à l'ancienne d'après modèles originaux (3) ont remplacé celles de la construction. Les autres sont modernes et ont été adaptées lors des transformations du milieu du XXe siècle.

Les dispositions du pont principal

sont toutes conformes à l'état original.
Elles présentent l'identité la plus forte de chaque unité et représentent parfaitement les qualités essentielles de chaque aménagement.

Les boiseries des salons de 1ère classe

sont toutes d'origine ou ont été reconstituées sur la base de celles d'origine.

Le mobilier

est désormais parfaitement répertorié et retrouve petit à petit son bateau d'origine après avoir été déplacé d'une unité à l'autre au gré des transformations et usages particuliers de chaque navire.

Les principales transformations intérieures regardent les volumes et positionnements de l'entrée du salon de 1ère classe. Déplacés pour permettre de nouveaux aménagements de cette partie des bateaux, ce dispositif est refait à neuf pour la moitié des unités.

Sur le pont supérieur

les aménagements ont souvent subi de lourdes transformations. Si les dispositions générales reprennent pour l'essentiel l’état d’origine (6 sur 8), la plupart des salons-fumoirs a été supprimé, et des vitrages latéraux ont généralement fermé les parties ouvertes, centrales et arrières du pont supérieur.

L'escalier menant au pont supérieur

est généralement conservé dans sa position et sa matérialité (6 sur8).

Les rotondes

ont été parfois agrandies ou ont été reconstituées lors de travaux récents de restauration. Leurs boiseries sont partiellement conservées et leur mobilier est pour la plupart neuf ou ancien, peu de meubles de cette partie de l'aménagement sont d'origine (2 sur 8).

L'équipement des navires a bien sûr suivi l'évolution des techniques de navigation.

La timonerie

a souvent été remplacée par une timonerie moderne, carrée ou arrondie et altère généralement la silhouette des unités qui en sont dotées (5 sur 8).
Seuls deux navires ont conservé une timonerie ancienne, ou on été pourvu d'une nouvelle timonerie réalisée conformément à celle de l'époque (3 sur 8). On trouve encore en fonction les transmetteurs d'ordre d'origine ou ancien, les fameux "chadburns" ou "télégraphes" sur quatre unités, les autres ayant été remplacés par des moyens modernes de communication entre la passerelle et la salle des machines.

Les mâts en bois

ont tous été remplacés par des mâts en métal ou en fibre de verre et résine, leur implantation et leur taille étant pour la moitié d'entre eux conformes à l'original (4 sur 8).

Les manches à air

Trois bateaux seulement ont conservé leurs manches à air d'époque et dans des positions identiques à celles datant de leur construction.

Les cheminées

Sur les huit unités, il ne reste qu'une seule cheminée datant partiellement de la construction du navire et dans sa position d'origine, sur l'"Helvétie". Directement dépendantes de la motorisation des navires, les cheminées ont suivi les transformations et les remplacements de chaque machine. Il ne subsiste donc de la silhouette d'antan que la forme et l'implantation de cheminées qui ne crachent plus désormais les volutes sombres émanant de la combustion du charbon de l'époque.