Les vitraux du XIXe siècle
Les vitraux du choeur
Les vitraux du choeur datent du XIXe siècle et sont l’oeuvre du verrier Edouard Hosch.
Artiste confirmé et estimé, le Bâlois Edouard Hosch (1843-1908), établi à Lausanne depuis 1875, est architecte et peintre, puis peintre-verrier.
Le choix est fait d'une Crucifixion, inspirée de l'oeuvre datée de 1529 de Bernardino Luini à Sainte-Marie-des-Anges à Lugano.
Description
La composition est dramatique, regroupant sur le mont Golgotha, tous les acteurs du drame. Les épisodes de la Passion sont remplacés par des dais dont l’architecture raffinée remplit les parties supérieures des lancettes.
Style
Le rendu tridimensionnel de la scène et des architectures des dais ainsi que les effets de perspective atmosphérique entrent en conflit avec les fonds en grisaille, délibérément plats.
Les verres de couleur bleue accueillent un décor répétitif d’étoiles et de rinceaux.
Il convient de relever le recours à une technique hybride, l’emploi abondant de grisaille sur les verres cloisonnés créant l’illusion d’une peinture sur verre.
Les baies latérales du choeur
Description
Les vitraux des baies latérales du choeur, toujours de Hosch, présentent les symboles des quatre évangélistes dans des médaillons.
- au nord, Marc et Luc
- au sud, Matthieu et Jean
Les armoiries de Grandson figurent dans les écoinçons.
Style
Identiques au niveau de la composition, les vitraux se distinguent volontairement par leur traitement décoratif, qu’il s’agisse de la forme des médaillons, de la composition des bordures, ou de l’agencement du fond en verre blanc. Si les parties colorées sont d’inspiration franchement médiévale, le fond, dans lequel l’artiste a donné libre cours à sa fantaisie, trahit son époque.
Les vitraux de la chapelle Bourgeois
Description
Ces vitraux, œuvres de Karl Wehrli, représentent la Crucifixion et la Résurrection, réparties dans chacune des lancettes.
Deux écus aux armes de la famille entourés de phylactères porteurs des inscriptions «Bourgeoys des Cyeux» et «Par la Foy».
Style
Les thèmes sont traités de manière intimiste.
Dans la Crucifixion, deux spectateurs, Marie et Saint Jean, assistent à l’agonie du Christ.
Dans la Résurrection, deux gardes manifestent leur effroi à l’apparition du Christ, debout sur le sarcophage fermé, portant la croix étendard, symbole de sa victoire sur la mort.
L'attitude et la position des figures, semblent empruntées aux cycles de la Passion de Dürer.
La rose
Jusqu’à la Réforme, l’église de Grandson était placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste.
Hosch complète son programme en réalisant Le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste, mis en place en 1898.
Cette oeuvre présente des analogies troublantes avec les vitraux créés à la même époque pour compléter la rose de la cathédrale de Lausanne.
Tant le type de médaillon à bordure perlée, le dessin et l’organisation de la scène, que les fleurons stylisés, insérés dans les lobes périphériques, montrent à quel point l’artiste était alors marqué par le grand chantier lausannois.








