Les influences

Du point de vue des influences, les liens avec l’Auvergne ont été souvent évoqués. Ils sont effectivement frappants pour certaines oeuvres que l’on a attribuées à un sculpteur que l’on peut nommer par commodité «le maître du chapiteau de la Vierge à l’Enfant».

Pour le chapiteau de la Vierge ou celui de l’Enfer, la manière de représenter les figures, très saillantes par rapport au plan et en haut relief, sont à l’image par exemple du prestigieux maître de Mozac, bien que la qualité artistique ne soit pas de la même tenue. Pour poursuivre la comparaison, les personnages du linteau en bâtière du cloître de Mozac offrent quelque ressemblance avec ceux du chapiteau de la Vierge, notamment dans la façon de représenter les plis des vêtements, ou la corpulence des figures, mais les comparaisons s’arrêtent là.
Des similitudes sont à relever également avec les sculptures d’Orcival comme l’avait déjà évoqué Suzanne Brodtbeck et la comparaison peut s’étendre au chapiteau à feuilles d’acanthe de la quatrième travée dont un des exemples d’Orcival est très proche de Grandson, notamment dans la manière de tailler les folioles en creusant la nervure centrale.
Le chapiteau aux aigles de Grandson pourrait, quant à lui, être comparé avec celui de la nef de Brioude ou de celui du collatéral sud de Chanteuges.
D’autres oeuvres paraissent relever d’une tout autre filiation et bien éloignées des exemples auvergnats.
Le chapiteau des lions et le chapiteau végétal de la deuxième travée ne trouvent des ressemblances à leur extraordinaire plasticité que dans des oeuvres du sud-ouest, proche de la frontière espagnole.

Ces influences diverses, que l’on ne retrouve pas ailleurs dans notre région, pourraient attester la présence de sculpteurs réunis pour l’occasion et peut-être pas l’existence d’un véritable atelier.