La Réforme
L'adoption de la Réforme
Le 26 novembre 1554, la ville de Grandson adopte la religion réformée et les biens de l’église sont partagés entre Berne et Fribourg. Le prieur Blaise Grivat reçoit des rentes et s’en va vivre à Estavayer.
À partir de cette date l’église Saint-Jean-Baptiste est entièrement vouée au culte paroissial et les anciens bâtiments conventuels sont, à l’exception de la cure, affectés à des offices communaux.
Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, le «prédicant», soit le pasteur, vient loger dans le couvent et la commune de Grandson occupe l’aile occidentale et probablement une partie de l’aile méridionale en y installant le «poile du conseil», soit l’hôtel de ville, et l’école.
L'adoption de la Réforme, abolissant l’usage de la messe, faisait passer ce lieu de culte d’un usage presque exclusivement conventuel, en quelque sorte privé, à un usage entièrement paroissial, donc fondamentalement public.
Les aménagements et leurs conséquences
L’introduction de la Réforme entraîna de nombreux changements au niveau de l’aménagement intérieur de l’église, mais peu de modifications dans la volumétrie de l’édifice. Les séparations qui devaient sans doute limiter les espaces paroissiaux de ceux destinés à l’usage du couvent, furent supprimées.
Les anciennes peintures et sculptures furent badigeonnées, certaines furent même la cible d’actes iconoclastes, à l’instar de ce qui se fit partout ailleurs en Pays de Vaud.
