Au Moyen-âge
Une dépendance de l'Abbaye de la Chaise-Dieu
La ville de Grandson, proche d'Yverdon-les-Bains, est rythmée par deux grands monuments médiévaux, le château situé près des rives du lac, et l’ancien prieuré Saint-Jean-Baptiste, édifié au sommet de la colline et qui domine de son clocher toute l’agglomération.
Autour du château attesté au début du XIIe siècle, se constitua vraisemblablement le premier bourg favorisé ensuite sans doute par l’implantation de l’église.
L’église de Grandson apparaît dans la dépendance de l’abbaye auvergnate de La Chaise-Dieu en 1178.
Peu de documents, malheureusement, nous permettent de reconstituer l’histoire de l’origine du monastère et de son développement, fondé sans doute par la famille de Grandson, à une date inconnue.
Dès le XIIIe siècle, des difficultés économiques semblent surgir car on ne dénombre plus que cinq moines.
La refondation d'Othon de Grandson
Othon Ier de Grandson rétablit la situation et, afin d’élever le nombre de moines à treize, dote le prieuré d’une rente annuelle confortable. On dit en 1311 que le monastère a été magnifiquement «édifié» et «doté» et qu’il est amélioré de jour en jour. Ces travaux peuvent être identifiés avec le début des transformations gothiques des parties orientales de l’édifice, notamment la création de la chapelle nord, chapelle qui porte le vocable de Sainte-Marie-Madeleine.
La nef, encore romane, semble peu affectée par ces interventions, en tout cas dans ses structures principales.
Au XVe siècle, en 1438, l’évêque Jean de Prangins autorise les habitants de Grandson à installer des fonts baptismaux dans l’église priorale. La chapelle Sainte-Marie-Madeleine, au nord, est dès lors consacrée à cet effet, et la ville de Grandson chargée de l’entretenir.
Le monastère au XVe siècle
À partir de la fin du XVe siècle, le monastère est dirigé par des prieurs commendataires qui ne résident plus sur place.
C’est le sacristain qui est chargé de la gestion et de l’entretien des bâtiments et c’est aussi probablement à partir de ce moment-là que les bâtiments commencent à se dégrader.
En 1476, le traité de Fribourg donne aux Confédérés les seigneuries de Grandson, Montagny-le-Corboz, Orbe et Echallens. Les deux premières forment le baillage de Grandson et sont offertes aux cantons de Berne et Fribourg en échange d’une indemnité donnée aux autres cantons. Dès lors, les baillis bernois et fribourgeois se succèdent au château, et les bâtiments n’appartenant pas à la commune sont entretenus à la fois par Berne et Fribourg.

