Histoire de la collection
La question du stockage: le dépôt actuel de 1979
Le dépôt lapidaire a été aménagé en 1979 dans ce local situé sous la terrasse sud du gymnase de la Mercerie, après 2 ans d’études et de travaux.
En effet, il a fallu au préalable renforcer les lieux en fonction des nouvelles charges envisagées par des reprises en sous-œuvre:
- faire des coffrages
- réparer et étanchéifier la dalle de la terrasse
- agrandir l’entrée à l’Est
- construire des casiers
- équiper le local d’une installation électrique et du mobilier adéquat
Du rebut aux premiers lieux de stockage
Au XIXe siècle
des témoins, le plus souvent scandalisés, dénoncent des pierres abandonnées autour de la cathédrale, destinées tôt ou tard au rebut ou, lorsque leur état le permet, à des remplois officiels ou officieux.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir se dessiner un souci de conservation et/ou d’exposition des matériaux sortis de leur contexte, considérés comme des sources et des jalons indestructibles de l’histoire du bâtiment.
Cette préoccupation est liée à l’adoption de nouveaux partis en matière de restauration et à leur mise en œuvre.
Elle engendre des problèmes de stockage que l’on s’est attaché à résoudre.
- Un dépôt situé dans la cour nord du château Saint-Maire, est attesté dès le début du XXe siècle. Il accueille en particulier de nombreux chapiteaux (photo)
- Pour sa part, la cathédrale sert tantôt d’écrin aux pièces jugées spectaculaires, tantôt, dans ses zones plus secrètes de simple entrepôt
En 1911
on envisage la présentation de quelques éléments de la tour du beffroi. Projet sans lendemain.
On affecte alors les salles aménagées dans le sous-sol archéologique à cet usage : les chapiteaux et tailloirs romans, découverts 1910 et 1911 dans le déambulatoire y sont mis en scène (photo), bientôt rejoints par d’autres éléments.
Des copies des statues-colonnes sont exposées dans la chapelle de la Vierge dans les années 1930 (photo) puis dans la chapelle au-dessus (photo).
Au XXe siècle
Les moulages du portail Montfalcon
Les moulages du portail Montfalcon, sont stockés dans les chapelles hautes des tours de chevet en 1913-1914 avec le matériel archéologique récolté pendant la grande campagne de fouilles menée de 1909 à 1912, sous la direction d’ Albert Naef (1862-1936).
Vraisemblablement les autres moulages ont suivi le même chemin. Ils ne semblent avoir quitté que tardivement la cathédrale. Au moment du déménagement de 1979, ils sont répartis dans trois dépôts extérieurs (2 situés à la place de la Cathédrale, 1 à Crissier).
Le premier inventaire de la collection
Dressé en 1968, répertorie plusieurs emplacements principalement dans l’édifice (étages de la tour du beffroi, grande travée, bas-côté, chapelles des tours de chevet, sous-sol, Saint-Maire).
On a dû procéder peu après au regroupement des collections, puisqu’on ne signale, lors du déménagement de 1979, plus qu’un seul endroit dans la cathédrale ainsi que deux dépôts extérieurs (Lausanne, place de la Cathédrale et Crissier). A noter qu’aujourd’hui encore, la cathédrale joue encore ce rôle de vitrine, à une échelle plus modeste, notamment dans le narthex.





