Les tombeaux gothiques
Le tombeau d'Henri de Sévery
Sculpté en 1385-1387 alors que son commanditaire était déjà évêque de Rodez, le tombeau d'Henri de Sévery n'a conservé en place que le gisant couvrant le sarcophage.
Le monument s'adossait de part et d'autre de l'arcade séparant le chœur de la chapelle sud.
Il fut entièrement saccagé à la Réforme.
Lors des fouilles plus de 1000 fragments furent exhumés et ont fait l'objet d'une tentative de recomposition.
L'évêque est représenté couché, coiffé de la mitre, et protégé par un dais sous lequel apparaissent les armes de sa famille. Son bras gauche tient une crosse, reposant dans les plis de sa robe. Ses pieds s'appuient sur un lion, lequel a été coupé.
Tout au long du gisant, on peut lire l'inscription suivante:
«Reverendus in Christo pater dominus Henricus de Siviriaco, olim Prior hujus Prioratus, post Episcopus Mauriannensis, nunc vero Episcopus Ruthensis, fecit ham sepulturam, anno Domini MCCCLXXXVII pontificatus Sanctissimi in Christo patris et domini Clementis divine providentia papae VII anno nono.»
(Le révérend père en Christ Henri de Sévery, jadis prieur de ce prieuré, puis évêque de Maurienne, aujourd'hui évêque de Rodez, s'est fait faire cette sépulture en l'an du Seigneur 1387, l'an 9e du pontificat du très saint père en Christ Clément VII, pape par la Providence divine.)
Le monument funéraire de Jean de Seyssel
Faisant pendant au monument d'Henri de Sévery, le tombeau de Jean de Seyssel, prieur à Romainmôtier de 1381 à 1432, atteste une nette évolution stylistique et est fortement marqué par l'apport du gothique international.
Sans doute était-il également orné de sculptures à l'origine, perdues aujourd'hui. La qualité de l'œuvre suggère une datation dans la deuxième décennie du XVe siècle.






