Les restaurations

Le château Saint-Maire, d'abord forteresse, subit au cours de son histoire des transformations qui privilégient de nouvelles fonctions.

Les campagnes de restaurations de 1897 à 1900 ainsi que celles de 1911 à 1922, notamment, lui ont donné son aspect intérieur actuel néomédiéval.

Au XIXe siècle

  • De 1841 à 1844
    la cour est réaménagée: on supprime les bûchers, situés dans une courette au pied du mur sud, et on les place dans les caves.
    La cour comporte une partie haute (l'actuelle esplanade) avec balustrade et escalier et une partie basse désormais surbaissée mettant à jour le pied du donjon.
  • De 1844 à 1846
    on procéde à la restauration de la "Chambre de l'évêque", destinée à devenir la salle d'audience du Conseil d'État, sans doute sous la direction de Louis Wenger, restauration complétée par l'adjonction d'un mobilier
  • De 1890 à 1895
    les abords du château sont modifiés. Tout le dispositif d'accès, les jardins et les annexes sont supprimés de même que la porte Saint-Maire et la conciergerie.
    La place est abaissée de plusieurs mètres pour faciliter la circulation.
  • En 1898
    a lieu une restauration générale, qui consiste en une réfection des façades, avec agrandissement ou création d'un certain nombre de baies.
    Les côtés sud et est, surtout, subirent de lourdes modifications réalisées par l'architecte Eugène Jost.
    La porte de la rue de la Barre, de bois doublé de fer, est réalisée en 1899
    C'est à ce moment-là que le monument dédié au Major Davel, par Maurice Reymond (1898), est édifié contre la façade sud.
  • Jusqu'en 1900
    la charpente est réparée pour supprimer les poussées qui déséquilibrent l'étage de briques.
    La porte du côté de la rue de la Barre est renforcée.

Tous les remaniements de cette époque sont clairement marqués comme interventions modernes par les sigles RL (réfection libre), RF ou RFS (réfection en fac-similé)

Au début du XXe

  • En 1908
    le bûcher installé dans les caves cède la place à un local d'archives, mieux protégé du feu par une chape de béton.
    La façade du vestibule est réparée.
  • En 1915-1924
    c'est le couloir du premier étage qui donne lieu à une restauration remarquable. Le décor est restitué dans son état présumé du XVIe siècle.
    De même la salle de lecture reçoit un décor XVIe siècle.
    L'étage supérieur, déjà occupé par des bureaux en 1828, est complètement transformé entre 1918 et 1922.
  • En 1931-1932
    les façades du vestibule reçoivent un nouvel appareil de pierres. L'année suivante la cage d'escalier est rénovée.

Par la suite, le château ne fait plus l'objet de remaniements importants.
Un projet de porche donnant accès au vestibule, daté de 1951, est abandonné.
En 1952, une rénovation de la salle de conférences permet la mise à jour des peintures de l'ancien oratoire.