Enceinte, basse-cour et dépendances
Les vues et les plans anciens permettent de savoir, au moins en partie, comment se présentaient les abords du château, qui ont été complètement transformés à plusieurs reprises.
Voici la description qu'en fait Marcel Grandjean, en 1965 dans son ouvrage "Les Monuments d'art et d'histoire du canton de Vaud":
Au-delà du fossé et du pont-levis s'étendait d'abord, devant le pavillon d'été, une toute petite cour fermée, au sud, d'un mur percé d'une porte, puis la grande cour, trapézoïdale, de 24 m sur 33 environ dans ses plus larges dimensions, bordée de murs et de bâtiments de dépendances et séparée de la rue Cité-Devant par deux enceintes successives entre lesquelles prenaient place des jardins en terrasse et, au XVIe siècle encore, l'église Saint-Maire.
Le mur extérieur, crénelé, fut restauré dans sa courtine orientale, face au grenier de Saint-Maire, en 1610 et 1698: il était muni d'une première porte.
L'enceinte intérieure en possédait une deuxième, surmontée d'une chambre, couverte d'un toit à quatre pans et qui fut modernisée au XVIIIe siècle: en 1733-1734, David Matthey-Doret sculpta les armoiries bernoises sur le fronton de l'entrée du château.
Une allée flanquée de hauts murs, agrémentée d'une tonnelle au XVIIe siècle, reliait, à la manière d'une barbacane, les deux portes des enceintes.
Un seul pan de courtine crénelée, formant angle, limitait le fossé entre la porte de Saint-Maire et le château; réparé en I579 et d'autres fois encore, il fut finalement remplacé en 1810 par le bâtiment de la conciergerie.
Au XVe siècle, l'enceinte intérieure continuait sans doute, en retour d'équerre, jusqu'à la muraille occidentale de la Cité.
En 1841 et 1844 a lieu un réaménagement de la cour du château. L'architecte lausannois Louis Wenger abaisse la place inférieure au niveau de la rue de façon à dégager le bas de la façade sud encombrée jusque là d'une courette qui servait de bûcher et empiétait sur la place.
Vers 1890: la place est encore abaissée de plusieurs mètres pour faciliter la circulation dans la Cité-Dessus et la porte Saint-maire est détruite.
Cela permet l'agrandissement de l'Ecole de chimie construite entre 1889 et 1891 et de la Préfecture (1894-1895).
La place a alors son aspect et niveau actuel.
La volée d'escaliers de bois, construite en 1844, qui permet l'accès à l'esplanade ou partie haute de la place, sera remplacée par des escaliers de pierre en 1926.




