Les restaurations

1889-1891: le projet de la commission technique

La commission technique pour la restauration, créée en 1889, sous l'impulsion de L'Association de Chillon, est chargée de concevoir et de mener à bien l’entreprise, soit la sauvegarde du château et de ses abords.

Elle regroupe des personnalités confirmées en la matière, tel que Rahn et surtout l’architecte, ingénieur et historien de l’architecture, Henri de Geymüller (1839-1909) qui définit avec rigueur une marche à suivre novatrice.

Fondée sur des preuves archéologiques et documentaires, l’intervention devra être modeste, conservatrice, cohérente et s’attacher à la mise en valeur de l’état existant, dans son épaisseur historique.

Membres de la commission technique, 5 août 1898, dans la cour F. Albert Naef est assis, Otto Schmid, debout dans l’embrasure de la fenêtre
Membres de la commission technique, 5 août 1898

La vision d'Albert Naef

Les travaux débutent en 1896 sous la houlette d’Albert Naef (1862-1936), architecte et archéologue qui se verra confier, en 1899, le poste nouvellement créé d’archéologue cantonal. Il est secondé par l’architecte Otto Schmid (1873-1957).

Saluée comme un modèle du genre, cette réalisation vaut au chantier une reconnaissance internationale et sa qualification, appelée à un long avenir, de "restauration modèle".

Après la mort de Geymüller, en 1909, cette tendance se confirme. La commission
technique n’est plus convoquée jusqu’en 1927 et le programme général de restauration, qui devait en garantir la cohérence, ne verra que partiellement le jour.
En 1935, Naef part à la retraite et Schmid prend le relais. Avec la dernière reconstitution d’envergure, dans la domus clericorum achevée dans les années 1950, il met un terme au programme initié quelque 60 ans auparavant.

Un chantier permanent

Chantier permanent, le château est actuellement confié aux soins d’archéologues et de restaurateurs qui appliquent les méthodes et principes de notre temps. Depuis 2002, son exploitation et sa restauration relèvent de la Fondation du château de Chillon. L’Association, qui s’acquittait de ces tâches depuis 1887, soutient, dès lors, l’oeuvre, se chargeant en particulier d’animer le site.