Les collections
Une conscience scientifique
L'Etat vaudois, propriétaire du monument depuis 1803, va se soucier d'abord de la valeur d’usage du château.
Cherchant à occuper le lieu, il y conserve la prison et l'arsenal bernois, puis les archives cantonales et un entrepôt, placés sous la protection d'un gardien et deux gendarmes.
Quelques lieux sont ouverts au public curieux de moeurs et de pierres médiévales et la visite se fait des sous-sol à la camera domini accompagnées des légendes attendues.
Pourtant, dès 1842, sous l'impulsion de la jeune Société d'Histoire de la Suisse romande, l'idée de la création d'un musée chemine.
A la fin du siècle, une nouvelle conscience apparaît animée par le progrès scientifique et le désir d'identité: celle de la conservation. La Société suisse pour la conservation des monuments historiques est fondée en 1880, sous l’impulsion de Johann Rudolf Rahn, historien de l’art (1841-1921), un des premiers à s'être intéressé à l'édifice pour sa valeur intrinsèque et un des artisans de sa restauration.
Un double projet s'esquisse:
- la restauration "artistique" du bâtiment
- la création d'un musée illustrant les "différentes périodes de l’histoire vaudoise"
Eviter le pillage et l'hémorragie des objets vers l'étranger
Restituer ce qui peut l'être
Eduquer dans le respect du passé
Réveiller le patriotisme
Telles sont les grandes ambitions de ces projets.

