Les cours

La première cour

Première cour
Première cour

On y accède par une grande porte à arc surbaissé, prévue au XIXe pour laisser passer le matériel militaire, lorsque le château a été transformé en arsenal.

La cour est bordée au sud par deux anciennes écuries et étables érigées respectivement en 1536 et en 1586-87 (N-N1), constituant aujourd'hui l'accueil.

Cette première cour (D.3) desservait les dépendances du château et la tour de garde (B). Plus exigu à l’origine, l’espace était occupé notamment par une chapelle associée au castrum primitif et par le bâtiment de la seconde porte remplacé par une cage d’escalier (O). Un pavage contrasté dans le sol en dessine les contours. De cette chapelle dédiée à saint Pantaléon ne subsiste que la crypte (D.10), déblayée lors des fouilles en 1897.

La cour du châtelain

Cage d’escalier et son enduit peint
Cage d’escalier et son enduit peint

Les bâtiments destinés au châtelain savoyard puis ceux du bailli bernois, sont groupés autour de la 2e cour (E).
Une cage d’escalier (O), desservant la résidence baillivale, fut construite en 1643 sous le bailli Johann Stürler, qui apposa ses armes (U1) sur le linteau de la porte.
Ce bâtiment a conservé en partie son enduit blanc d’origine et son décor peint
ornant les cadres de fenêtres et soulignant les chaînes d’angles.
Restaurée il y a peu, cette décoration rend compte de l’aspect du château avant le décrépissage de ses façades. Mis à nu à la fin du XIXe siècle, lors de l’exploration archéologique, les murs ont été laissés en l’état, pour permettre au visiteur, profane ou spécialiste, de déchiffrer sur le monument même les étapes de son histoire. Cette option didactique révèle aussi un goût pour la pierre apparente qui s’exhibe dans nombre de constructions neuves de l’époque. Elle conduit parfois à des présentations déconcertantes, qu’illustre le traitement de la façade du grand corps de logis contigu (Q) où se côtoient des éléments hétéroclites.

La cour d'honneur

La cour d'honneur

Autour de la cour d’honneur (F.25), se déploie l’ensemble résidentiel des Savoie, avec ses salles d’apparat (U1) bordées de chambres secondaires (U et U2), ses logements (S, X etW), sa chapelle (Y) et ses bâtiments administratifs (G et K), protégés par le donjon (I).

Dans la cour, deux escaliers, menant à l’aula et à la chapelle, semblent converger
sur la fenêtre à croisée de la camera domini, rehaussée de bleu et de rouge encore perceptibles par fragments.
Mise en exergue d’un lieu privilégié, cette scénographie produisait sans nul doute un fort impact visuel au Moyen Age, lorsque ces éléments se détachaient des murs unifiés par l’enduit. Avec la pierre apparente voulue par les restaurateurs au début du XXe siècle.