La prospection subaquatique

Alignements de pilotis de la station lacustre, commune de Chabrey. © B. Arnold
Alignements de pilotis de la station lacustre, commune de Chabrey. © B. Arnold

La prospection subaquatique se différencie par le milieu dans lequel elle est mise en œuvre et par l’équipement requis par cette activité. Comme pour la prospection terrestre et la prospection aérienne, la démarche consiste à quadriller une zone déterminée selon une problématique définie.
L’Etat de Vaud, avec ses lacs de grande étendue, renferme de nombreux sites immergés. C’est précisément le milieu humide qui a permis la conservation de ces sites, construits en matériaux périssables.
Les structures se présentent sous la forme de pieux fichés dans la vase et le sable, vestiges des maisons construites en bois et en végétaux qui composaient des hameaux de tailles différentes, implantés en bordure des lacs au Néolithique et à l’âge du Bronze.

Outre les vestiges de l’habitat, le milieu aquatique permet la conservation des parties en bois de pièces de chars, d’outils, de vaisselle mais aussi d’objets en vannerie, de tissus, de graines. Il faut ajouter à ces éléments les pièces habituelles que l’on trouve également sur les sites terrestres – matériel lithique, la céramique ou les éléments de parure.
Devant l’importance de ces vestiges, une candidature pour l’inscription des sites palafittiques préhistoriques suisses au Patrimoine mondial de l’UNESCO a été déposée et vient d’être acceptée.