Historiographie

Texte de contexte

Davel ou l’histoire d’une histoire

Comment écrit-on l’histoire ? La perception que l’on a de certains événements varie-t-elle en fonction des époques ? Que sait-on vraiment du Major Davel ?

Jean-Daniel-Abram Davel est né le 20 octobre 1670, à Morrens. Nous savons de lui qu’il est le fils de François, pasteur, qu’il perdit à l’âge de six ans, et de Marie Langin. Il est resté célibataire. Il habite dès 1676 à Lausanne, fréquente le collège de cette ville. Il s’installe en 1688, à Cully, en qualité de notaire et de commissaire-arpenteur. En 1692, il entre au service étranger, d’abord à celui de Guillaume III stathouder de Hollande et roi d’Angleterre, puis à celui de France entre 1708 et 1711. En 1712, après être rentré au pays, il participe à la campagne de Villmergen où son sang-froid fait sa réputation. Berne le nomme en 1717 grand major et commandant de l’arrondissement de Lavaux. Prenant à son compte le mécontentement latent qui régnait dans le Pays de Vaud et comme appelé par Dieu, il met au point une stratégie pour libérer le Pays de Vaud. Il choisit la date du 31 mars 1723 pour faire marcher sur Lausanne les 600 hommes de son arrondissement militaire, profitant en cela que tous les baillis sont à Berne pour l’attribution des emplois gouvernementaux. Le Conseil de la ville de Lausanne à qui il s’adressa en termes déterminés le fait arrêter le 1er avril. Après un procès instruit par les envoyés de Berne, Davel est décapité, le 24 avril 1723, à Vidy.

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« Le Major Davel », Charles Gleyre, 1850
«Le Major Davel», huile de Charles Gleyre, 1850