Peintures murales

- Détail de la fresque à l'aurige. (c) Fibbi-Aeppli, Grandson.
Au cours des fouilles, les archéologues ont eu la chance de découvrir une peinture murale de grande qualité, qui ornait l’une des deux pièces en hémicyle s’ouvrant à l’est sur les jardins de la villa. Cette fresque, rare et luxueuse, constitue un élément prestigieux de la collection du musée. Retrouvée en plusieurs milliers de fragments éparpillés au sol, elle a été patiemment reconstituée et remontée sur le mur en hémicycle. Sa mise en valeur et le panneau explicatif permettent de bien comprendre le sujet de la peinture murale, ainsi que son originalité. Malheureusement, un incendie a modifié les couleurs d’origine.
On ne connaît que la partie basse de ce décor, qui atteignait 6m de hauteur pour près de 15m de largeur. La fresque figure un trompe-l’œil architectural, quatre piliers de faux marbre délimitent des panneaux représentant des courses de char dans un cirque. Sur les côtés, des paysages arborisés créent un lien avec les jardins environnants. Plus qu’une simple course d’attelage, les archéologues proposent d’y voir un sens funéraire. Les épisodes représenteraient la vie du riche organisateur des jeux, le propriétaire de la villa, de sa jeunesse fougueuse à sa mort, magnifiée, en passant par l’apogée de la reconnaissance sociale et de la richesse établie.
D’autres peintures murales intéressantes, bien que moins grandioses, ont été découvertes et analysées par les spécialistes. La villa contenait également des mosaïques, des stucs et des éléments de décors (comme des plafonds par exemple) richement travaillés. L’ensemble formait une villa décorée au « goût romain », et convenant au statut de son riche et influent propriétaire.