La carte archéologique

En matière de biens culturels, le Canton de Vaud est un pionnier, puisqu'il est le premier en Suisse à s'être doté, en 1898 déjà, d'une loi sur la protection du patrimoine.
Dès le 19e siècle, les trouvailles archéologiques ont été recensées dans des dictionnaires historiques. Ceux-ci ont longtemps constitué l'outil de travail central des archéologues vaudois.
Les informations archéologiques ont été compilées et complétées au fur et à mesure des nouvelles découvertes issues des fouilles et des prospections. Depuis une trentaine d'années, toutes les données existantes ont été informatisées, donnant naissance à la Carte archéologique.
Elle se présente sous la forme d’un SIG qui permet d’allier une base de données à des informations cartographiques. Elle recense actuellement environ 1500 régions archéologiques (périmètres protégés par la loi LPNMS, article 67), 3000 sites et plus de 15000 références bibliographiques. Toutes les interventions sur le terrain y sont intégrées, qu’elles aient livré ou non des vestiges.

La carte archéologique constitue l'outil de base de la prescription. Un exemple de préavis...
... et un exemple de région, ici, celle de la Lausanne romaine.