Au service du citoyen

Pourquoi s’adresse-t-on aux Archives cantonales vaudoises (ACV)?

Pour y effectuer de savantes recherches historiques?: oui, mais ce n’est pas le motif principal, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer.

Pour y retrouver la trace d’un ancêtre?: oui, le plus souvent.

Pour une tout autre raison?: oui, plus fréquemment qu’on ne le pense...

Selon les statistiques de 2006, les usagers des ACV y ont effectué à 35,4 % des recherches dites «de proximité» (généalogie pour l’essentiel, héral­dique, histoire de ma maison ou de ma commune) et à 32,3 % des recherches « académiques » (histoire, histoire de l’art, architecture, géographie, urba­nisme, etc.). Mais pas moins de 24,9 % d’entre eux se sont adressés aux ACV pour y obtenir des copies d’actes ou la consultation de dossiers officiels, dont ils avaient besoin dans le cadre d’une démarche administrative ou personnelle.

Ces demandes ont concerné principalement les archives:

  • des tribunaux de district (jugements de divorces, en particulier pour l’obtention de prestations AVS ou AI ; jugements en paternité ; etc.)
  • des notaires (contrats de mariage, testaments, etc., notamment dans le cadre du règlement de successions)
  • des registres fonciers (entre autres, inscriptions relatives à des servi­tudes litigieuses)
  • des justices de paix (décisions relatives à des tutelles d’enfants mineurs, demandées par ceux-ci devenus adultes ; certificats d’héritiers)
  • de l’Office du Tuteur général ou du Service de protection de la jeunesse (en particulier, recherches sur leurs origines par des personnes nées hors mariage, adoptées ou placées dans des familles d’accueil)
  • des offices des poursuites et faillites ou du registre du commerce (renseignements sur des sociétés défuntes, leurs administrateurs, etc.).

Les demandes de ce type augmentent rapidement, du fait que les ACV sont amenées, pour décharger des services engorgés, à prendre en charge des documents toujours plus récents. La mission patrimoniale traditionnelle des ACV, au service des chercheurs professionnels ou amateurs, se double donc, de plus en plus, d’une mission de prestations administratives au service des citoyens.